23 mai 2009
Muse seductrice
Cassandra la muse séductrice de la méditerranée hante les pages du numero 141 de LeaMag. Les vacances au soleil approchent à grand pas... rappelant la baise sur la plage comme un souffle chaud qui caresse la peau.
30 septembre 2008
Louve
Mais que font elles là ? Elles veulent la même chose que moi, je le sens, elles sont imprégnées de cette odeur unique du désir. Moi aussi je dois avoir cette odeur forte qui appele le mâle, il le faut.
Je dis LE mâle parce qu'il y en a qu'un seul qui puisse sentir avec précision notre odeur, les autres mâles sont comme des répliques en plâtre qui ne survivront pas à la première pluie. Pour posséder ce mâle, il va falloir agir vite et fort. Je dois rester la seule et faire resembler les autres femelles à de vulgaires répliques en plâtre, vivement la pluie.
Je retrousse mes babines, et fort de mon envie, de ma jeunesse vigoureuse, je vais mordre les autres avec les autres tout en me faisant mordre, et ce, jusqu'à ce que je reste la dernière donner des coups de dents.
Il ne verra que moi.
27 septembre 2008
Moineau blessé
Il me regarde, me jauge, cherche des repères pour évaluer ce que je suis.
Je laisse tomber plus bas ma petite aile gauche, dont le bout soudain ébouriffé touche le bord de la fontaine où je me suis perchée. J'incline ma tête et frotte lentement ma tête contre ma petite aile que je tords avec lenteur mais violence dans tous les sens.
Il ne rate pas une miette du numéro, et s'approche une sourire large comme un ange tombé du ciel qui sent qu'il peut en une seule action rétablir tout l'équilibre de l'univers. Je fais deux pas en boitant.
D'une lenteur cérémonielle, il approche sa main pour me caresser la tête et m'inviter à me blottir dans sa main chaude et réconfortante. Je fais un pas en boitant.
Délicatement il me prend de son autre main pour me glisser dans la première, creuse comme un nid douillet, douce comme du satin, forte comme du roc.
Je suis chez moi.
24 septembre 2008
Tigresse
Telle une tigresse affamée qui se met à écouter la douleur qui gronde dans mon ventre, je me tapis dans l'ombre, à l'abri d'un rocher d'une branche ou même d'un buisson, guettant le meilleur moment pour bondir sur la proie que je ne quitte pas un seul instant du regard.
Il est là, à ne se douter de rien, à se prendre pour un chasseur aguerri, qui n'a peur de rien, qui connait bien son affaire. Je souris... ou rugis sans un bruit.
Soudain, je me laisse tomber sur sa nuque, de tout mon poids, et pendant que mes pattes pénètrent profondément les épaules, je plante mes crocs qui transperce la chair comme une lance déchire la gorge d'un cheval au galop qui s'empale sur une ligne de lancier arcboutés comme des statues de bronze. C'est tellement rapide et violent, inattendu, qu'il ne sent rien, il ne dit rien. Mon clitoris se gonfle. Il est moi, et à moi seule.
C'est ce qui se passe les jours où je suis tigresse.
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